C’est la rentrée, Ab heute lerne ich Deutsch !

Crédit : Ministère de l’Education nationale.
Crédit : Ministère de l’Education nationale.

Die Sprache Goethes ist in Frankreich wieder im Kommen! Nach einem Rückgang des Interesses bei den Schülern ist Deutsch an französischen Schulen mittlerweile wieder zunehmend gefragt. Das Interesse wächst langsam aber stetig!

A la rentrée 2017 (derniers chiffres disponibles du Ministère de l’Éducation nationale), ils étaient 523 716 collégiens germanistes (LV1 et LV2 et autres dispositifs confondus) sur un total de 3,223 millions d’élèves, soit 16,25% des effectifs, contre 15,9% pour la rentrée 2016 et 15% pour la rentrée 2015. Cette légère hausse devrait se poursuivre pour cette rentrée 2018. Ces chiffres restent toutefois à relativiser. Malgré ce frémissement, l’allemand reste, et de loin, la troisième langue apprise dans le secondaire, à des années lumières de l’anglais (appris par 99% des élèves) et de l’espagnol (appris par 75% d’une classe d’âge au collège).

Ce léger regain d’intérêt pour la langue de Goethe s’explique en partie par le rétablissement des classes bilangues, dispositif qui permet aux élèves de 6e de bénéficier à part égale (en théorie du moins) de six heures d’enseignement de deux langues. Au printemps 2015, la Ministre de l’éducation d’alors, Najat Vallaud-Belkacem, avait annoncé la suppression de ce dispositif, avant de rapidement faire machine arrière, face au tollé provoqué en France et surtout en Allemagne.

L’incident diplomatique avait été évité de peu. Sitôt entré en fonction, son successeur Jean-Michel Blanquer (qui par ailleurs copréside le Conseil d’administration de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse OFAJ) s’est empressé de restaurer le dispositif qui faisait partie des promesses de campagne du candidat Macron.

« L’allemand peut être une langue pour tous »

Pour cette rentrée 2018, 67% des collèges proposent ce dispositif, ils n’étaient que 47% en 2016. Et en tant que « seconde langue », l’allemand est majoritaire (choisi par 55% des élèves qui entrent en classe bilangue) devant l’anglais (19%) et l’espagnol (14%). « Le retour des classes bilangues permet de rendre accessible l’apprentissage de l’allemand à plus d’élèves, notamment dans les établissements défavorisés qui pour certains parents redeviennent attractifs » se félicite Thérèse Clerc, présidente de l’Association pour le Développement de l’Enseignement de l’Allemand en France (l’ADEAF représente les professeurs d’allemand en France). « Cependant, pour des raisons d’organisation des classes, beaucoup de collèges ne proposent malheureusement pas la parité de l’enseignement entre les deux langues, soit trois heures d’anglais et trois heures d’allemand, mais plutôt quatre heures d’anglais et deux heures d’allemand. Il serait souhaitable que les élèves acquièrent un bon niveau dans les deux langues à la fin du collège ». Bref, sortir de la logique LV1, LV2. « L’allemand peut être une langue pour tous. A l’ADEAF, nous essayons de la rendre plus attractive et sympathique auprès des jeunes, via des campagnes de communication. Les élèves français qui apprennent l’allemand s’ouvrent sur la richesse de la relation franco-allemande, culturelle, sociale et économique. On ne cesse de le rappeler mais l’allemand est un bon passeport pour l’emploi ! »