« 4Players4You » : l’apprentissage « à l’allemande » bientôt en France !

Nur 400 000 Auszubildende in Frankreich, gegenüber 1,2 Millionen in Deutschland : ein neues Instrument, das auf der Konzertierung zwischen vier großen deutschen Unternehmen in Frankreich (Boehringer Ingelheim, BASF, Merck und Bayer) und der Deutsch-französischen Industrie und Handelskammer beruht, wird die Zahl der Lehrlinge in Chemie und Gesundheit erhöhen.

Ambassade d’Allemagne à Paris, 22 janvier 2020. Erick Lelouche Président de Boehringer Ingelheim France, Guy Maugis, Président de la CFACI et Thierry Hulot, Président de Merck Santé France signent la convention sur la table d’Otto von Bismarck.
Crédit : © AHK

Un comble : « on ne trouve pas d’apprentis dans un pays qui a du chômage ». Selon un sondage de la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie (CFACI), mené auprès des entreprises allemandes en France, 50% d’entre elles peinent à recruter dans les domaines techniques et environ 60% d’entre elles ont également des difficultés à trouver des jeunes pour des formations en alternance. C’est parce qu’ils avaient fait ce constat amer que 4 acteurs majeurs allemands de l’industrie implantés en France ont décidé de se saisir du problème en montant un cursus spécialisé destiné à former des jeunes Français aux métiers de « technicien de maintenance ».
L’apprentissage est perçu positivement en Allemagne, l’industrie est un univers attractif où les technologies modernes ont toute leur place. BASF France, Bayer France, Boehringer-Ingelheim France et Merck France se mobilisent pour attirer les bacheliers dans cette voie.

« La chimie recrute 6000 alternants par an et les besoins sont criants, surtout dans les domaines de la maintenance et de la fabrication» souligne Luc Wangen, Directeur des Affaires sociales de la fédération France Chimie. Mais les yeux étaient tournés vers les grands du secteur : Bayer, BASF, Boehringer Ingelheim et Merck réunis sur un projet commun destiné à alimenter le vivier de compétences, conscients qu’en Allemagne, l’apprentissage profite à beaucoup de secteurs et non au seul artisanat où il est resté majoritairement cantonné en France. De l’avis de tous, l’apprentissage est un modèle d’insertion et l’approche allemande mérite d’être essayée : former avant d’insérer !

Le changement législatif du 5 décembre 2018 avec la loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » a fait sauter le verrou, en permettant aux entreprises d’adapter la formation de leurs apprentis à leurs besoins en compétences spécifiques, le volontarisme des sociétés a fait le reste. C’est la première fois que des apprentis français pourront passer une partie de leur formation à l’étranger. Ils prendront un sérieux coup d’avance pour trouver un emploi. Les 20 premiers élus, qui feront leur rentrée à l’automne 2020, seront formés à Lyon aux dernières méthodes digitales, obtiendront une certification officielle délivrée par la Chambre Franco Allemande de Commerce et d’Industrie. « Nous avons 3300 salariés en France sur 10 sites et nous avons recruté 266 personnes en 2018. Ce projet sur l’alternance est une première contribution à ces formations spécifiques et devrait permettre à terme, de faciliter l’accès aux talents » confie Thierry Hulot, Président de Merck France.

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