Boehringer Ingelheim beginnt mit dem Bau seines künftigen Produktionszentrums für Veterinärimpfstoffe

Max Maldaker, Lucien Barge, Alain Mérieux, Etienne Blanc, Gérard Collomb, Didier Guillaume, Danielle Cazarian, Jean Scheftsik de Szolnok, Christophe Sautereau
Crédit : Boehringer Ingelheim

Am 20. September legte das deutsche Pharmaunternehmen Boehringer Ingelheim am französischen Standort Lyon-Jonas den Grundstein für den Bau eines Produktionszentrums zur Herstellung von Veterinärimpfstoffen für den weltweiten Vertrieb. Investitionsvolumen: 200 Millionen Euro. Rund 100 Stellen werden dadurch geschaffen.

Le bâtiment de 15 000 m2 construit selon de hauts standards de confinement et de bio-sécurité sera livré mi-2022. Le lancement du chantier s’est fait en présence de Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de nombreuses personnalités du monde politique (Gérard Colomb, David Kimelfeld) et économique parmi lesquelles Alain Mérieux. « 60% des pathologies chez l’homme sont d’origine animale. Sur 10 ans, les pathologies animales ont eu un impact économique de plus de 200 Mds USD. En 2001, au Royaume-Uni, plus de 6 millions d’animaux ont été abattus par principe de précaution… La fièvre aphteuse chez l’animal se développe de manière endémique en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, elle est aux portes de l’Europe » a rappelé Jacques Bonin, directeur Santé publique vétérinaire chez Boehringer Ingelheim. Et la demande mondiale de vaccins excède largement l’offre disponible sur le marché. Nombre d’états se dotent de banques d’antigènes (virus inactivés congelés) afin de parer au plus vite à une éventuelle épidémie. « Nous coopérons ainsi avec une trentaine d’Etats dans le monde. Par exemple, les Etats- Unis veulent se doter d’une nouvelle banque d’antigènes ». Le site de Lyon-Jonage produira ces antigènes. La formulation et le conditionnement (mise en flacons des vaccins) seront effectués sur le site de Lyon Porte-des-Alpes. « Jonage sera ainsi le plus grand site de production de vaccins contre la fièvre aphteuse au monde » précise Eric  Lelouche, Président de Boehringer Ingelheim Santé Animale France.

Le futur bâtiment sera livré en 2022.
Crédit : Boehringer Ingelheim

« Une centaine de personnes y travaillera au plus fort de l’activité, en étroite coopération avec les autres sites régionaux du groupe (Lentilly, Saint-Vulbas, Lyon Porte-des-Alpes et Lyon-Gerland, ndlr) et notamment nos 200 chercheurs de notre site de R&D de Saint-Priest qui travaillent sur les vaccins vétérinaires, dont la fièvre aphteuse ». Lyon et son écosystème de santé est clairement le centre de gravité du groupe allemand en France pour ses activités de recherche et d’innovation. « Nous nous inscrivons dans l’héritage de Charles Mérieux, qui a créé l’Institut Français de la Fièvre Aphteuse en 1947 ». Suite à l’acquisition de Merial, Boehringer Ingelheim oeuvre pour faire de la région lyonnaise une véritable « vaccine valley » à l’échelle européenne. Si par cet investissement, le groupe crée de l’emploi, l’acquisition de Merial fin 2016 s’est accompagnée d’un PSE. « Nous avons eu un bon dialogue avec les partenaires sociaux avec lesquels nous avons travaillé sur des mesures de reclassement. Au final, nous enregistrons moins d’une cinquantaine de départs contraints, que nous continuons d’accompagner dans leur reconversion » précise Eric Lelouche.

Via ce nouveau site, le groupe d’Ingelheim poursuit son fort engagement en France et plus particulièrement dans la région lyonnaise où il a investi plus de 335 millions d’euros depuis l’acquisition de Merial. Enfin, précisons que Jean Scheftsik de Szolnok, Président de Boehringer Ingelheim France devient membre du Board du groupe à Ingelheim, en remplacement de Joachim Hasenmaier (départ en retraite). Son successeur à la direction de Boehringer Ingelheim France n’a pas encore été désigné.

par Sylvain Etaix.