Deutschland, zweitgrößter ausländischer Investor in Frankreich

Le groupe allemand Dräger a créé à Obernai (Alsace) une unité de fabrication de masques FFP2 en un temps record. Ici, un site de production de masques du groupe aux Etats-Unis.
Crédit : © Patrick Ohligschläger

Avec 20 millions d’euros investis chaque année dans l’Hexagone depuis 2014, et la création de 50 nouveaux emplois en 2020 sur son site de Nogent-le-Rotrou, le fabricant d’équipements médicaux B. Braun fait partie de ces nombreux groupes allemands qui continuent de miser sur la France malgré la crise sanitaire. 20 millions d’euros, c’est aussi le montant investi l’année dernière par Dräger. Le groupe de Lübeck a créé en Alsace une unité de fabrication de masques FFP2 en un temps record. 100 millions de masques seront produits chaque année et 100 emplois ont déjà été créés. « Dans cette période difficile, la France peut compter sur les entreprises allemandes. Dräger a pris la décision de créer son usine en Alsace en mars 2020, la production a débuté dès septembre » s’est félicité Franck Riester, Ministre délégué au Commerce Extérieur et à l’attractivité de la France le 25 mars lors d’une visioconférence organisée par la Chambre franco-allemande de Commerce et d’industrie (CFACI) et Business France à l’occasion de la publication des résultats de l’étude 2020 sur les investissements étrangers.

Frankreich als erstes europäisches Aufnahmeland für deutsche Investitionen

Selon cette étude Business France, la France est le premier pays d’accueil européen des investissements allemands en 2020. Malgré la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, l’Allemagne a maintenu sa place de deuxième investisseur étranger en France, derrière les Etats-Unis. A l’instar des investissements de B.Braun et de Dräger, l’Allemagne a mené 201 projets d’investissements dans l’Hexagone, permettant la création ou le maintien de près de 4 000 emplois. Elle représente ainsi 17 % des investissements étrangers en France, et 31 % des projets d’investissement dans l’Union européenne. « Malgré la crise, l’intensité de la coopération économique franco-allemande s’est renforcée » souligne Guy Maugis, le Président de la CFACI.

En ce qui concerne la répartition géographique, c’est la région Grand Est qui a attiré le plus de projets d’investissements allemands en 2020 (32 projets), devant Auvergne-Rhône-Alpes (29 projets) et l’Île-de- France (26 projets). Au total, plus de 2 300 entreprises allemandes sont implantées en France, ce qui représente près de 320 000 emplois.

Vertrieb, Automobil und Maschinenbau

Le secteur du commerce et de la distribution est le premier destinataire des investissements (26 % du total), devant l’automobile, les industries mécaniques, les équipements médicaux, l’énergie et le recyclage. Près de 40 % des emplois créés ou maintenus concernent des activités de production, 14 % des activités logistiques, 11 % des activités de recherche & développement et d’ingénierie. Enfin, 11 % des projets consistent en la création d’un centre de décision en France. « Très tournés vers la distribution, les investissements allemands se réorientent vers l’industrie. C’est un signe de l’amélioration de la compétitivité française… Notre stratégie de réindustrialisation et le plan France Relance sont pertinents et efficaces. Nous sommes au rendez-vous de l’attractivité » a insisté Franck Riester.

Les compétences techniques et académiques, l’écosystème de la santé, le crédit impôt recherche, la baisse des impôts de production figurent parmi les principaux facteurs d’attractivité de la France selon Christelle Garier-Reboul, directrice générale de B. Braun France. Parmi les freins, la dirigeante pointe « la difficulté d’accès au marché, la surtransposition des règles et le manque de pragmatisme », mais au final « la France jouit d’une image très positive, comme en témoigne la confiance renouvelée de notre maison-mère dans notre organisation française ».

Notons toutefois que l’étude de Business France ne donne pas de chiffres sur les suppressions d’emplois. Comme l’ensemble des entreprises actives en France, nombre de filiales françaises d’entreprises allemandes ont connu des difficultés en 2020 et mis en place des PSE. Ces chiffres ne paraissent dans aucune étude.

« Bisher stark auf den Vertrieb ausgerichtet, die deutschen Investitionen verlagern sich nun auf die Industrie. Dies ist ein Zeichen für die Verbesserung der französischen Wettbewerbsfähigkeit… »

Franck Riester, Delegierter Minister für den Außenhandel und die Attraktivität Frankreichs