Edito – Die Region AURA* bei deutschen Investoren beliebt

Crédit : Kennzahlen Auvergne-Rhône-Alpes / Chambre de Commerce et d’Industrie Auvergne-Rhône-Alpes

« Nous avons choisi la région Auvergne-Rhône-Alpes car elle concentre de nombreux clients que nous pouvons servir plus facilement » explique Régis Alexandre, directeur de SW France, la nouvelle filiale française du fabricant allemand de machines-outils Schwäbische Werkzeugmaschinen GmbH. Opérationnelle depuis mars 2019 et installée dans la zone industrielle de Montluel (Ain), SW France étoffe ainsi le bataillon des entreprises à capitaux allemands implantées dans la région (elles seraient près de 600 au total bien que ce chiffre soit difficilement vérifiable, ndlr).

Selon la Chambre régionale de commerce et d’industrie, les entreprises à capitaux allemands emploient (chiffres 2018) 15% du total du personnel employé par des sociétés à capitaux étrangers en AURA (223 000 emplois, seconde région française derrière l’Ile-de-France). Elles arrivent en seconde place derrière les Etats-Unis (18%) et devant le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse (entre 8 et 10%, chacun).

Et la seconde région économique française est de plus en plus attractive aux yeux des investisseurs d’outre-Rhin. « En raison de sa proximité géographique avec l’Allemagne, le Grand-Est a été en 2018 la première destination française des investisseurs allemands, mais la dynamique en nombre de projets est plus forte en AURA » souligne Fabrice Reynaud, Associate Partner chez EY (lire page 8). « Depuis plus de 10 ans, l’Allemagne arrive dans le peloton de tête des pays investisseurs en région lyonnaise avec près de 75 projets implantés qui ont créé plus de 1800 emplois » souligne Jean-Charles Foddis, directeur exécutif de l’Agence de développement économique de l’agglomération lyonnaise (Aderly).

Le bon niveau de ses infrastructures (Lyon Saint-Exupéry vient d’être classé meilleur aéroport européen dans la catégorie des aéroports régionaux), la disponibilité foncière, le potentiel universitaire, le dynamisme de ses entreprises et start-ups font d’AURA une région particulièrement attractive. Le cadre de vie agréable, la proximité avec Paris (2 heures de TGV de Lyon), l’Europe du Sud et le Maghreb, sont autant d’atouts supplémentaires. La capitale des Gaules est de loin l’agglomération la plus attractive, devant Grenoble, Valence, Saint-Étienne, Annecy, Chambéry, Le Puy-en-Velay et Clermont-Ferrand.

Schaltzentrale

Ainsi, la région Auvergne-Rhône-Alpes est « un centre névralgique » pour le logisticien allemand Rhenus. « Nous sommes à la croisée des chemins entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud » appuie Laurent Schuster, CEO de Rhenus Logistics France depuis son siège de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Lyon et sa région sont également le centre de gravité de Boehringer Ingelheim pour ses activités de R&D. Suite à l’acquisition de Merial, le géant pharmaceutique oeuvre pour faire de la région lyonnaise une véritable « vaccine valley » à l’échelle européenne. Dans son sillage, nombreuses sont les entreprises allemandes à s’intéresser à la seconde région économique française. Bien souvent, leur ancrage se fait en toute discrétion, via de petits investissements. « Elles ouvrent une structure légère en région lyonnaise afin de tester le marché français. Le ticket d’entrée est beaucoup plus abordable qu’en région parisienne » explique le commissaire aux comptes Patrick Privat de Garilhe (Treuhand Partner France), dont les bureaux lyonnais incubent une dizaine de sociétés allemandes, suisses et autrichiennes.

Par Sylvain Etaix, Fondateur d’Acteurs du franco-allemand
* Region Auvergne-Rhône-Alpes