Ende der massiven Unterstützung der Unternehmen

La fin du « quoi qu’il en coûte » a débuté. Bruno Le Maire a annoncé le 30 août la fin du Fonds de solidarité (FSI) pour le 30 septembre, sauf dans les territoires d’outre-mer. Le 1er octobre, un nouveau dispositif étendu à toutes les entreprises (y compris celles dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 million d’euros) prendra le relais. Il indemnisera 70 à 90% des coûts fixes des entreprises dont l’activité reste pénalisée par les restrictions sanitaires. La fin des aides massives laisse donc la place aux aides sur-mesure et au « cas par cas ». Le Medef est sur la même ligne que le gouvernement, tandis que les représentants des travailleurs indépendants demandaient le maintien du FSI pour tous jusqu’à la fin 2021.
Le Ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance ne cesse de le marteler : avec une croissance escomptée de +6% pour 2021, « un retour à la normale d’ici fin 2021 et non pour 2022 » et « un taux de chômage aux alentours de 8% », l’économie française va mieux. Elle « tourne à 99% de ses capacités ». Pour Bruno Le Maire, la reprise « va continuer ». L’optimisme des patrons français est un peu moins marqué. Le baromètre Insee du climat des affaires pour le mois d’août a légèrement reculé pour le second mois consécutif, même s’il reste toutefois à un niveau largement supérieur à ce qu’il était avant le début de la pandémie.

Verpflichtung zum Gesundheitspass, Abschaffung der Mindestanzahl von Telearbeitstagen

Le pass sanitaire (1,8 millions de salariés concernés dans les secteurs accueillant du public : restaurants, cinémas, parcs touristiques etc.) est obligatoire depuis le 30 août, jusqu’au 15 novembre. Après une période de tolérance, les réfractaires seront sanctionnés. D’éventuelles compensations financières liées à l’instauration de cette mesure pourraient être proposées aux établissements concernés prochainement. Autre annonce du gouvernement : la suppression du nombre de jours minimal de télétravail à partir du 31 août. Les entreprises sont désormais libres de décider le nombre de jours télétravaillés.
Depuis mars 2020, 240 Mds d’euros d’aides ont été injectés par l’Etat. « 80 milliards d’euros de subventions, 160 milliards d’euros de prêts, c’est la facture du quoi qu’il en coûte » a résumé Bruno Le Maire lundi 30 août sur France Inter. 685 000 prêts garantis par l’Etat (PGE) ont été accordés depuis 17 mois pour un montant total de 139,3 Mds. Le nombre de demande de PGE a chuté de 500 000 en mai à 50 000 en juillet. Le FSI a coûté environ 35 Mds d’euros, tout comme la prise en charge de l’activité partielle. Et 10 Mds d’exonération de charges ont été accordés.

310 000 deutsche Unternehmen haben Beihilfen erhalten

Outre-Rhin, les aides publiques (117 Mds accordés depuis le début de la pandémie selon le gouvernement) ont beaucoup moins de succès qu’en France. Selon le Handelsblatt, 310 000 entreprises, soit moins de la moitié qu’en France, ont sollicité les différents dispositifs de soutien entre novembre 2020 et juin 2021. Manque d’information, complexité des démarches sont autant de raisons avancées pour ce manque d’appétence pour les soutiens publics. Sans doute aussi, les entreprises allemandes ont été globalement moins impactées que leurs homologues françaises.
Berlin a décidé de prolonger les dispositifs actuels de soutien aux entreprises jusqu’à la fin de l’année 2021. Le 23 août, la Bundesbank qui table sur une reprise de 3,7% pour 2021 (et 5,2% en 2022), a fait savoir que ses prévisions pourraient être revues à la baisse étant donné la timide reprise de ces dernières semaines et si de nouvelles restrictions devaient être imposées cet automne en fonction de l’évolution de la pandémie et du niveau de vaccination de la population. Quant au dernier baromètre IFO du climat des affaires pour le mois d’août, il s’est légèrement dégradé par rapport à juillet, signe que la reprise n’est peut-être pas encore aussi vigoureuse que souhaité.

Mangel an Informationen und Komplexität der Schritte sind die Gründe für die zögerliche Beanspruchung öffentlicher Unterstützung. Zweifellos waren auch deutsche Unternehmen insgesamt weniger betroffen als ihre französischen Pendants.