Face à la troisième vague, l’Allemagne peine à trouver une réponse nationale

Wegen der steigenden Infektionszahlen verschärft sich der Konflikt zwischen dem Bund und einigen Ländern

La situation sanitaire continue de se détériorer en Allemagne sur fond de conflit entre le gouvernement fédéral et les Länder. Mercredi 31 mars, le taux d’incidence atteignait 132,3 pour 100 000 personnes. Après une décrue très importante en février du nombre de nouvelles infections, du taux d’occupation dans les services de soins intensifs et du nombre de décès, les chiffres remontent depuis début mars, date à laquelle une partie des écoles et des commerces ont réouvert. Face à cette troisième vague qui s’explique surtout par la propagation rapide du variant britannique, le gouvernement fédéral et une partie des ministres-présidents des régions s’opposent sur la stratégie à adopter. Le gouvernement de grande coalition CDU/CSU et SPD, à commencer par la chancelière Angela Merkel (CDU), souhaite le retour à des mesures plus restrictives au niveau national tandis que de nombreuses régions s’opposent à de nouvelles mesures de confinement.

Frankreich « Hochrisikogebiet »

Les restrictions en vigueur doivent s’appliquer jusqu’au 18 avril. Depuis mi-février des contrôles systématiques sont effectués aux postes frontières de la République tchèque et du Tyrol autrichien et depuis le 29 mars, des policiers allemands procèdent à des contrôles réguliers le long de la frontière française. L’Allemagne a classé la France « zone à haut risque » le 26 mars dernier ce qui implique un test PCR négatif à l’entrée sur le territoire allemand et une période de quarantaine.

Arbeitslosigkeit sinkt trotz steigender Infektionen

En revanche, les nouvelles sont bonnes sur le front de l’emploi. Le taux de chômage a baissé de 77 000 à 2,8 millions de personnes en données brutes. En données corrigées des variations saisonnières, la diminution est bien moindre (8000 personnes en moins) et le taux de chômage reste stable à 6 %. Les fermetures de restaurants et magasins où il y a peu d’emplois salariés, n’ont que peu d’effet sur la courbe du chômage. Bien plus décisif pour l’économie allemande, les exportations allemandes se portent bien. De même, les perspectives des entreprises sont optimistes malgré les restrictions qui perdurent. L’indice IFO qui mesure le moral des entreprises en matière de recrutement est remonté à son plus haut niveau depuis février 2020. C’est surtout l’industrie électronique qui crée le plus d’emplois selon l’institut munichois. Cette embellie sur le marché du travail profite d’une reprise générale de la conjoncture. Les principaux instituts économiques prévoient une croissance de 3 à 4 % pour cette année.