Frankreich behält das Vertrauen der deutschen Unternehmen

* % de répondants déclarant une évolution à la hausse
Source : Enquête CFACI/EY Les entreprises allemandes en France, Situation économique et perspectives 2020 – 2024

« Dräger a choisi d’implanter son usine de fabrication de masques FFP2 à Obernai, à l’issue d’un benchmark international. Le groupe a un seul site de production européen, en Suède. Pour ce projet, la France a été jugée compétitive et remplit le cahier des charges du groupe » résume Patrick Brandmaier, directeur général de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie à Paris (CFACI). A l’instar du fabricant d’équipements médicaux Dräger, nombre d’entreprises allemandes continuent de miser sur l’Hexagone qui demeure compétitif à leurs yeux. Elles sont même plutôt satisfaites de leur activité en France. « Malgré la crise des gilets jaunes, les grèves, puis la crise sanitaire, les filiales de sociétés allemandes en France restent optimistes et confiantes pour l’avenir », résume Patrick Brandmaier. La plupart des dirigeants anticipent un rebond d’activité en 2022. Tels sont les principaux enseignements de l’étude menée par la CFACI et le cabinet EY, publiée le 14 octobre. Entre juin et août 2020, 2500 entreprises allemandes présentes en France (qui emploient 320 000 personnes) dans tous les secteurs d’activités ont été sondées sur la manière dont elles ont traversé la crise et sur leur perception de l’avenir de leur business sur le marché français. Une centaine ont répondu.

Geschäftssprung für 2022 erwartet

Avant crise, une très large majorité – 92% – jugeaient leur chiffre d’affaires « satisfaisant » ou « bon », soit 5 point de plus qu’en 2018. Et 81% des répondants se déclaraient satisfaits de leur activité en France, contre 78% en 2018. « Entre 2018 et 2020, l’activité des entreprises allemandes en France a été très satisfaisante, avec une croissance des investissements et des emplois. En 2019, l’Allemagne est au deuxième rang des investissements étrangers en France, derrière les Etats-Unis » note l’étude. La crise sanitaire n’a évidemment pas épargné les entreprises à capitaux allemands. Comme l’ensemble du tissu économique français, elles ont durement ressenti l’arrêt ou le ralentissement brutal d’activité, avec une intensité différente selon les secteurs. 17% des entreprises sondées déclarent que leur entreprise a dû cesser ses activités pendant la phase de confinement. L’impact sur l’activité est variable : 44% des entreprises anticipent une baisse d’activité en 2020 de plus de 20%. Pour 46%, la baisse de chiffre d’affaires sera de moins de 20%. 10% ne subissent aucune variation notable. Malgré tout, « près d’un tiers des dirigeants sondés déclare garder ou augmenter leur plan d’investissement ou leur plan d’embauche en 2020. Selon les entreprises interrogées, le rebond est attendu à partir de 2022-2024 » souligne Charlotte Jansen, directrice associé EY, International Trade Flow Allemagne. Pas de données en revanche sur le nombre de suppressions d’emplois, mais on peut supposer qu’elles se situent dans la même tendance que le reste de l’économie française…

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