Frankreich vermeidet vorerst einen dritten Lockdown

Les Français échappent à un 3e confinement. Pour l’instant… Vendredi 29 janvier, Jean Castex s’est contenté du service minimum. Le couvre-feu est prolongé avec « des contrôles renforcés ». 65000 ont été réalisés le week-end du 30 et 31 janvier, créant d’importants bouchons sur les autoroutes parisiennes. Contrôles renforcés également aux frontières : les voyageurs en provenance de pays tiers doivent désormais présenter un test PCR négatif, « à l’exception des transfrontaliers ». Dès ce lundi 1er février, les centres commerciaux non alimentaires d’une surface de plus de 20 000 m2 (environ 400 en France) sont fermés. « Le quoi qu’il en coûte continue de s’appliquer » a martelé le Premier ministre. Fonds de solidarité, PGE et chômage partiel sont maintenus. Le recours au télétravail est renforcé. Une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux se tient aujourd’hui pour avancer sur les modalités de mise en oeuvre du télétravail, aussi bien dans les entreprises que dans les administrations. Samedi 30 janvier, le Président Macron a appelé les Français au sens de la responsabilité collective : « J’ai confiance en nous. Les heures que nous vivons sont cruciales. Faisons tout pour freiner l’épidémie ensemble » a-t-il tweeté.

«Ein riskantes Wagnis »

« Nous devons tout mettre en oeuvre pour éviter un nouveau confinement. Les prochains jours seront déterminants » n’a eu de cesse de répéter l’exécutif le week-end dernier. Dans certaines régions où les taux d’incidence s’envolent, les élus ont pris des mesures plus radicales. Le maire de Nice a ainsi interdit les locations saisonnières pour les prochaines vacances d’hiver, entre le 6 et le 20 février. De nombreux médecins et scientifiques mettent en garde contre le « pari risqué » du gouvernement, face à une probable envolée du variant britannique du virus. Les prochains jours diront qui a raison.

Les entreprises s’étaient déjà préparées à un nouveau « tour de vis » sanitaire. L’absence de reconfinement dur est une bonne nouvelle pour elles. Tout comme pour Bruno Le Maire. Le Ministre de l’Economie s’épargne ainsi un nouveau débat sur les commerces « essentiels » ou « non essentiels ». Après une récession historique de – 9% (FMI) en 2020, et face à des mesures restrictives de moins en moins acceptées par les Français, Bercy veut à tout prix éviter de casser la reprise qui sera, on le sait déjà, moins forte que prévue. Le rebond de +6% espéré par le gouvernement cette année ne sera pas atteint. Le FMI table sur un rebond de +5,5%.

Deutschland: starke Widerstandsfähigkeit trotz rückläufigem Wachstum

En Allemagne, après sept semaines de restrictions, la situation sanitaire s’améliore sensiblement. La situation diffère néanmoins grandement d’une région à une autre. Face au risque de la propagation des variants du coronavirus, le pays avait décidé le 20 janvier de prolonger la fermeture des crèches, écoles, commerces non essentiels, bars, restaurants et lieux culturels jusqu’au 14 février. De même qu’en France, les entreprises doivent étendre le télétravail « partout où cela est possible », tandis que le port de masques médicaux est obligatoire dans les transports et les magasins.

Malgré la pandémie, la première économie de la zone euro poursuit sa croissance mais à un rythme plus lent, a indiqué le ministre fédéral de l’économie Peter Altmaier (CDU) lors de la présentation du rapport annuel sur l’état de l’économie le 27 janvier. Le gouvernement fédéral a dû corriger sa prévision de croissance pour 2021 de 4,4 % à plus de 3 %. En 2020, le PIB allemand avait essuyé une récession de 5 %. C’est principalement le secteur des services qui pâtit le plus durement des restrictions liées à la crise sanitaire.
Même si l’Allemagne s’en sort plutôt bien par rapport aux autres économies européennes, personne ne cache son inquiétude sur les retombées à long terme de la crise. En témoigne la récente polémique sur le frein à la dette, inscrit dans la constitution allemande. Dans une tribune parue dans le Handelsblatt le 26 janvier, Helge Braun, le chef de la chancellerie fédérale, autrement dit le bras droit d’Angela Merkel, a appelé à s’affranchir durablement des règles de discipline budgétaire, en vigueur depuis onze ans, pour faire face aux conséquences économiques de l’épidémie, provoquant l’ire des responsables de l’Union chrétienne démocrate (CDU), le parti de la chancelière.

Bercy will um jeden Preis vermeiden, die wirtschaftliche Erholung zu bremsen, die schon bekanntermaßen geringer als erwartet ausfallen wird.