IoT braucht Sicherheit

L’internet des objets (IoT) a pris une place très importante dans nos quotidiens. La plupart d’entre nous interagissons avec lui sans en être conscient, mais également sans voir les menaces qui pèsent dessus. Un exemple est le système d’approvisionnement en eau potable. Si l’IoT n’est pas suffisamment protégé, des incidents tels des coupures d’eau peuvent se pro-duire, ou pire encore : des processus peuvent être manipulés. Les conséquences d’une cyberattaque d’un système IoT sur la sûreté et la vie privée peuvent être graves.

Pour protéger les systèmes IoT, les chercheurs de l’IMT et de l’université technique de Munich (TUM) travaillent sur différentes sécurités. L’un des grands défis auxquels ils doivent faire face est l’hétérogénéité des objets connectés. Langages, logiciels et matériels varient d’un fournisseur à un autre, introduisant de la difficulté pour protéger l’ensemble. La meilleure approche est alors de bâtir des systèmes « secure-by-design » c’est à dire dont la sécurité est assurée dès la phase de conception, facilitant alors la sécurité générale du système une fois installé.

Un autre défi est la dynamicité des systèmes, qui s’adaptent toujours plus à leur environnement. Les changements ne peu-vent pas être entièrement anticipés. Il convient donc d’assurer une surveillance continue des systèmes IoT, d’analyser de manière automatisée les données de surveillance. L’apprentis-sage automatique est alors d’une grande aide dans ce processus car elle permet le traitement significatif de données par-fois inattendues. Bien que les algorithmes puissent apporter des solutions, l’homme doit être impliqué car il est en mesure d’analyser certaines situations complexes mieux que les ma-chines et de définir le degré de sécurité.

La sécurité pour l’Internet de Objets sera le thème de l’Université d’été « IoT meets Security » qui se tiendra à Strasbourg du 5 au 9 octobre 2020.

Plus d’informations : https://summerschool20.future-iot.org/

Contact :
Morwenna Joubin
morwenna.joubin@tum.de

 

 

Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec l’Académie franco-allemande pour l’industrie du futur (pilotée par l’IMT et l’université technique de Munich).