Le Rhin Supérieur à l’écoute de ses entreprises à capitaux allemands

Près de 130 personnes ont assisté le 4 novembre dernier au sommet « phygital » des filiales allemandes implantées dans le Rhin Supérieur (dont le journal vidéo 60’’ d’Acteurs du franco-allemand était média partenaire). Organisé par les Conseillers du Commerce extérieur et la Région Grand-Est, avec le soutien de la CCI Alsace Eurométropole et l’Adira, cet événement avait pour objectif de rassurer, d’écouter et ainsi mieux accompagner les 400 filiales allemandes implantées dans la région. 

Selon les données d’EY, le Grand-Est trône en première place des régions en terme d’attractivité des investisseurs allemands depuis 2015 devant l’Ile-de-France et Auvergne Rhône-Alpes. Proximité géographique et culturelle, disponibilité du foncier sont autant de facteurs d’attractivité qui font de l’Alsace « une porte d’entrée naturelle vers le marché français » pour les entreprises allemandes voisines, notamment du pays de Bade, comme le souligne Dietmar Persch, représentant de la CCI de Karlsruhe. La crise de la Covid a diversement impacté les quelque 400 entreprises à capitaux allemands implantées en Alsace (lire notre édition de novembre avec l’exemple de Würth France). Etant donné le poids économique que représentent les investissements venus d’outre-Rhin dans le Rhin Supérieur (60 000 emplois), on comprend cette mobilisation générale pour rassurer et mieux accompagner ces filiales à l’heure où les crises économique et sanitaire sévissent de plus fort.

L’Alsace, porte d’entrée naturelle vers le marché français

Le sentiment général est qu’il n’y a pas d’inquiétude majeure quant à l’attractivité de la France et de l’Alsace chez les dirigeants de filiales allemandes. Certes, la crise sanitaire et le premier confinement ont été rudes, mais la rapidité avec laquelle la France a mis en oeuvre ses mesures de soutien (chômage partiel, PGE, reports de charges, soutien aux filières les plus impactées comme l’aéronautique ou l’automobile) a rassuré les dirigeants de filiales allemandes, « qui ont également eu accès à ces dispositifs » souligne Bettina Laemmel, directrice du département transfrontalier de la Caisse d’Epargne Grand-Est Europe. « Le plan de relance est un nouveau facteur d’attractivité que les décideurs allemands scrutent avec beaucoup d’intérêt » souligne Fabrice Reynaud, associé chez EY…

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