Les acteurs économiques appellent les partis à former rapidement un gouvernement

Die deutsche Industrie erwartet von allen Parteien maximale Verantwortung und Anpacken der Prioritäten, damit wegweisende Entscheidungen zugunsten des Standortes Deutschland getroffen werden.

Soulagement et perplexité. Ces deux mots résument l’état d’esprit des milieux économiques allemands au lendemain des élections législatives. Soulagement d’abord parce qu’une coalition très à gauche réunissant les sociaux démocrates du SPD, les Verts (Grünen) et la gauche radicale Die Linke, est désormais exclue. Mais perplexité dans le même temps, car le résultat des urnes qui confère aux deux plus grandes formations, les unions chrétiennes CDU-CSU et les sociaux démocrates SPD, presque autant de voix avec une légère avance pour le SPD (25,7 %), permet d’envisager au moins trois coalitions : celle dite du feu de circulation avec le SPD, les libéraux (FDP) et les Verts, celle dite de la Jamaïque avec les conservateurs CDU-CSU, le FDP et les Verts et celle de la grande coalition avec la CDU-CSU et le SPD à l’image du gouvernement actuel. Ces multiples scénarios promettent de longues négociations qui risquent de retarder les réformes dont a urgemment besoin le pays. Inquiète par cette perspective, la puissante Fédération de l’industrie allemande (BDI) a appelé les partis à faire preuve « d’une responsabilité maximale et de s’attaquer aux priorités » citant les défis de la protection du climat, de la transformation digitale et des crises géopolitiques. Elle réclame des réponses concrètes telles qu’« une réforme administrative, une accélération des procédures d’autorisation et de planification et un programme de croissance 2030 ».

„Wir brauchen Tempo und Mut“

L’économiste Marcel Fratzscher, président de l’institut allemand de recherches économiques (DIW) a lui aussi appelé à la formation rapide d’un nouveau gouvernement pour prendre des décisions d’avenir sur la protection du climat, la transformation digitale et le renouveau social, mettant en garde contre les menaces qui pèsent sur la prospérité économique allemande et la compétitivité européenne face à la Chine et les États-Unis. « Nous avons besoin de vitesse et d’audace », a t-il résumé. « Nous avons besoin d’un concept qui s’inscrit dans la durée et qui pense ensemble la responsabilité économique et écologique », a renchéri Rainer Dulger, le président de la fédération du patronat (BDA). « Nous n’avons pas le temps pour l’immobilisme », exhortait déjà l’organisation avant les élections listant un programme de priorités en neuf points en faveur d’un agenda 2030. Parmi les premières urgences, simplifier les procédures administratives, limiter le taux de cotisations sociales à 40 %, supprimer l’impôt de solidarité (Soli) et garantir qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts. Dans la perspective du virage énergétique, une part croissante d’entreprises s’inquiètent pour leur compétitivité. Un récent baromètre publié par la chambre de commerce et d’industrie (DIHK) a souligné d’une part, que l’économie allemande ne cesse d’augmenter ses investissements dans la protection du climat et pour un approvisionnement énergétique indépendant ; d’autre part, il montre que l’inquiétude grandit face à un contexte politique et économique incertain. Ainsi 65% des entreprises interrogées affirment avoir fait l’acquisition de voitures électriques. Mais pour 30 % des sociétés dans la branche commerce, la transformation énergétique a des conséquences négatives pour leurs affaires; dans le secteur industrie, ce pourcentage atteint même 43%. Le nouveau gouvernement devra être à la hauteur de ces attentes.

« Die neue Bundesregierung sollte in den ersten 100 Tagen ein überzeugendes Programm mit Schwerpunkt Zukunftsinvestitionen, Entbürokratisierung und einer stärkeren Integration Europas angehen »