Les visites de personnalités politiques allemandes sont de plus en plus fréquentes en AURA (Région Auvergne-Rhône-Alpes)

Crédit : Pierre Bader

En poste depuis septembre 2017 à Lyon, Max Maldacker s’investit pleinement pour renforcer la coopération franco-allemande.

 

« Unsere gemeinsame Position zur Verteidigung des freien Handels hat gezeigt, dass unsere beiden Länder bereit sind, geschlossener aufzutreten. »

 

Combien d’entreprises à capitaux allemands sont implantées dans la Région AURA ?

Le chiffre exact n’est pas connu car aucune entreprise n’est obligée de s’enregistrer auprès de la chambre de commerce. Parfois, nous découvrons par hasard des entreprises qui se sont installées en AURA comme par exemple Kion qui travaille avec 45 personnes à la Metrotech de St Etienne. En tout, j’estime le nombre d’entreprises à capitaux allemands en AURA à 600. La tendance est à la hausse.

Les secteurs dominants sont la chimie, la pharmacie et la logistique. Il y a de très grandes entreprises, comme Bayer, et des toutes petites startups qui emploient une poignée de personnes. L’impact sur la région est considérable, plusieurs dizaines de milliers d’emplois sont créés par des firmes allemands, la création de valeur est de plusieurs milliards d’euros.

 

Quelles sont les principales coopérations économiques entre AURA et l’Allemagne ?

Un grand nombre de firmes françaises maintient des excellents liens avec l’Allemagne : Michelin par exemple a quatre usines outre-Rhin et y emploie plusieurs milliers de personnes. Les visites de personnalités politiques allemandes à Lyon et en AURA deviennent de plus en plus fréquentes. Nous avons accueilli des délégations économiques et commerciales de Bade-Wurtemberg, de Hesse et du Rhénanie-Palatinat, et d’autres vont suivre. La participation allemande lors de grands salons, comme le mondial des métiers ou le SIRHA est également impressionnante.

 

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la France est-elle véritablement redevenue attractive aux yeux des investisseurs allemands ?

Il est évident que les grandes réformes prennent du temps mais les premiers pas du Président Macron vont dans la bonne direction et sont accueillis avec enthousiasme en Allemagne. En ce qui concerne le futur développement de nos échanges commerciaux, je suis plutôt optimiste. L’Allemagne reste le premier client et le premier fournisseur de la France, notre position commune envers la politique multilatérale et du libre-échange, a montré que l’Allemagne et la France sont prêtes à resserrer les rangs et à coopérer étroitement.